SEQUENCE 3 LA PRESSE

La dépêche et le fait-divers.

Question 1 p.258
L'A.F.P. est le sigle de l'Agence France Presse
L'AFP couvre toute l'actualité du monde entier. Sa production est distribuée sous forme de dépêches pour le texte, de photos, d'infographies. Ses missions sont présentées ICI.

Question 2 p.258
incendie_2Cette dépêche a été émise le 20 janvier 2001 à 16h08 depuis Paris.

Question 3 p.258
L'expression samedi midi l.3 renvoie au 20 janvier 2001. Le journaliste qui a écrit la dépêche aurait donc pu écrire "aujourd'hui". S'il ne l'a pas fait, c'est pour que son message soit encore compréhensible quelques jours plus tard.

Question 4 p.258
Attention la question était traitre puisqu'il ne fallait pas répondre aux questions mais MONTRER que la dépêche y répond.. Dans ce cas le mieux est de citer le texte. Surtout n'inventez ou ne déformez rien.
Quoi, où, quand, qui? sont des questions auxquelles répondent courament les articles de presses. (voir la règle des 5W).

QUOI : Les faits sont évoqués trois fois : une fois dans le titre, une fois dans le chapeau, avec un peu plus de détails, et une troisième fois dans le corps de l'article.incendie

"Incendie dans un immeuble parisien"

"La police judiciaire a été chargée de l'enquête. Le préfet de police Philippe Massoni s'est rendu sur place à la mi-journée."

Où et QUAND? Les faits se sont produits "samedi midi dans un immeuble du XIIè arrondissement, 42, rue Sibuet"... (chapeau)

QUI? Les personnes concernées sont aussi bien les victimes "deux blessés graves et cinq blessés légers" (chapeau), que la police et le préfet (l. 5), les 17 personnes évacuées (l.11), les pompiers et leur capitaine (l. 14 et 9).

Question 5 p.258
Les dégâts causés sont : "six appartements [...] ont été endommagés par le sinistre" (l.13); "L'incendie [...] a embrasé la cage d'escalier" (l. 7).
Les victimes sont principalement "une mère de 40 ans et sa fille âgée de 10 ans" l.10, elles sont gravement blessés alors que cinq autres personnes sont blessées légèrement.

"Cent trente pompiers venant de onze casernes ont été mobilisés" auxquels il faut ajouter les policiers de la police judiciaire dont le nombre n'est pas précisé.pompiers

Question 6 p.258
A l'exception des phrases 1 (chapeau, l.3 à 4) et 4 (l.7 à 9) qui sont longues et complexes (=plusieurs verbes conjugués), les phrases sont plutôt courtes et simples (=ne comportent qu'un seul verbe conjugué).

Non, aucune expression de ce texte n'exprime de jugement, de commentaire, de vocabulaire mélioratif (= qui améliore l'image) ou péjoratif (=qui empire l'image) de la part du journaliste. On peut dire que ce texte est objectif.

Les formes passives
sont assez nombreuses dans le texte : "La police judiciare a été chargée de l'enquête" (l.5); "L'incendie [...] a été éteint" (l.7); "Les deux blessées graves [...] ont été évacuées" (l.10);  "Les autres ont été répartis" (l.11); "Six appartements [...] ont été endommagés" (l.13); "cent trente hommes [...] ont été mobilisés" (l.14).
Verbes à la voix passive et au passé composé de l'indicatif.
Cette forme permet de mettre en valeur l'objet de l'action à la place du sujet. Cela permet notamment de mettre en valeur les victimes et les dégâts.

***

TEXTE 2

Question 1 p.259
Cet article a été publié dans Le Figaro.
Il a été écrit pour le mercredi 28 février 2001, c'est à dire un peu plus d'un mois après l'incendie.
Il est paru dans la rubrique "Paris et Ile de France"
Il est signé, et le nom de l'auteur est placé au début du texte.

Question 2 p. 259
Il se présente en 3 colonnes.

Question 3 p.259
QUOI? OU? QUAND? : "Le 20 janvier , vers 12h30, leur immeuble de la rue Sibuet (XIIè)" (l.9-10)
QUI? En plus des  victimes précédemment  évoquées dans la dépêche, l'article présente le pompier qui a appelé les secours (l.16-30), les experts de la police judiciaire (l.35-41) ainsi que les responsables de l'incendie (l.41-62)
POURQUOI? La présumée coupable est Edna I. qui aurait mis le feu pour faire peur à son ex-amant qui la  harcelait (l.55-62)

Question 4 p.259

Les informations de la dépêche reprises dans l'article sont principalement les circonstances de l'incendie lui-même (où, quand, qui...). L'article comporte plus d'information, car, comme il a été écrit un mois plus tard, l'enquête a avancé, on sait désormais qui est inculpé pour cet incendie.

Question 5 p.259L_incendiaire

Un incendiaire est quelqu'un qui provoque volontairement un incendie (plus ou moins synonyme de pyromane). Ce mot, qu'il soit nom ou adjectif, peut être masculin ou féminin. Ici, c'est en lisant l'article que l'on comprend qu'il s'agit d'une incendiaire.

L'adjectif éconduit signifie que l'amant en question a été rejeté par cette femme (syn. chassé, repoussé, congédié, renvoyé....+ familier, largué, etc.).

Le titre "L'incendiaire et l'amant éconduit" est principalement incitatif (il suscite la curiosité d lecteur) car on ne sait pas, en lisant le titre de quoi il s'agit, qui sont l'incendiaire et l'amant. Ce genre de sensationnalisme attire le lecteur. L'histoire semble piquante. Comparez avec la dépêche dont le titre "Incendie dans un immeuble parisien : le feu est d'origine criminelle" était purement informatif ( il fournit l'essentiel de l'information).

Question 6 p.259

529801a) L'accroche (ou attaque) de l'article "La passion est un brasier qui dévore tout" est une métaphore c'est à dire une image de type comparatif comportant un comparé (La passion), un comparant (un brasier qui dévore tout) mais pas d'outil de comparaison (comme, pareil à, etc...). Le point commun qui unit le comparé et le comparant est également passé sous silence.

Voir rappel comparaison/métaphore ICI.

b) Un peu plus loin, une autre métaphore fait écho à la première : ligne 6 : "un feu de l'amour totalement volontaire"
Lorsqu'on utilise plusieur métaphores portant sur le même thème on dit qu'on file la métaphore (métaphore tableau1_1_filée).

Question 7 page 259

Les événements sont présentés dans l'ordre chronologique de l'enquête, l'essentiel est dans l'ordre mais il y a quelques retours en arrière.

On le voit grâce aux connecteurs (Le 20 janvier, ... Rapidement, ..., en effet, ... alors, ..., ainsi, en avril,... Jeudi, ...) et aux temps verbaux (imparfait, plus que parfait, passé composé, présent, plus que parfait...).

Question 8 page 259

a) Les liens logiques exprimés par les deux points sont ici l'explication, l'exemple, la preuve. "les lieux sont inhabitables" est la confirmation, la preuve du fait exprimé précédemment "les dégats matériels sont considérables".

L'effet produit par la juxtaposition est le choc du lecteur. La seconde proposition -"les lieux sont inhabitables"- est volontairement brève et marquante. Le fait qu'on n'ai aucun mot de liaison rend le choc encore plus violent.

b) Oui il y a dans ce texte de nombreux termes marquant le jugement du journaliste : blonde_banane

- des termes mélioratifs : bilan miraculeux, miracle, les pompiers et le spoliciers sont mis en valeur dans le texte.

- des tremes péjoratifs concernant la jeune incendiaire, son amant éconduit et leur relation "tumultueuse"

- des commentaires facilement reconnaissables parce que souvent écrits au présent de l'indicatif.

Question 9 page 259

le_mari_de_la_coiffeuse_213258L'image de l'incendaire donnée par la chute (= fin du texte), c'est qu'elle était inconsciente du mal qu'elle allait causer et donc elle apparait comme irresponsable "elle avait voulu lui faire peur". Elle apparait comme dépassée par son acte.

Le journaliste semble lui trouver des excuses. "menacée par son ex-amant". Elle apparait à la fois coupable de l'incendie et victime d'un harcèlement.


Question 10 page 259

En conclusion, nous pouvons constater des différences entre le traitement d'un même événement par une dépêche et un article :

- la dépêche parait immédiatement après l'événement et ne rend donc pas compte du déroulement de l'enquête.

- la dépêche utilise des informations brute et purement objectives. Son traitement est informatif.

- l'article de presse utilise les informations mais elles sont mises en forme (images, style) et le journaliste y adjoint sa vision des choses (commentaires, jugement). Son traitement est donc plus subjectif, sa visée est incitative (pousser les lecteurs à lire l'article).